Les principes de la TCC

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Message  Vahina le Sam 8 Déc 2007 - 12:09

Voici les 3 principes au niveau de la thérapie comportementale ( d'abord, le cognitif, c'est après lol ) :

1 ) En cas d'exposition prolongée, l'anxiété finit toujours par baisser.

Ca ne s'adresse pas au vomi directement, il s'agit de se confronter à une situation qui déclenche notre envie de rituel ou d'évitement, par exemple, pour moi ( parce que c'est différent pour chacun ), ça pourrait être

- Situation angoissante : toucher une poignée de porte que quelqu'un d'étranger a touché. Et sortir dans des lieux publics.

- Rituel : me laver les mains et les ongles au gel antibactérien pendant un bon moment, en frottant avec une brosse.

L'auteur dit que si on se met dans cette situation et qu'on s'oblige à moins ritualiser, l'anxiété que l'on ressent est désagréable, puis monte jusqu'à un certain niveau. L'intensité de l'anxiété se stabilise en plateau pendant un moment mais finit toujours par baisser puis disparaître.

A savoir pour mon exemple : si je me lave les mains sans gel antibactérien, avec un savon normal, je vais avoir l'impression que j'ai mal lavé mes mains. Donc mon rituel sera incomplet. En sachant qu'il est incomplet, je vais angoisser, en me disant : " à coup sûr, je vais me choper une gastro ". Si je tiens bon et que je ne me relave pas les mains au gel antibactérien, je vais angoisser, angoisser, angoisser, puis, ça va se stabiliser. Et obligé, au bout d'un moment, l'obsession va me laisser tranquille et la grosse angoisse va chuter jusqu'à disparaître.

L'auteur dit bien que quand on essaye tout seul chez soi, c'est bien plus difficile car on s'oblige à le faire un jour où on est en forme et, pour essayer de se soigner, au lieu de diminuer le rituel ( comme c'est le cas ici : je parle de me laver les mains quand même. Mais pas au gel antibactérien, donc mon rituel n'est pas complet ), les phobiques veulent directement le supprimer. Ce qui contribue à donner une angoisse extrêmement forte et qui dure dans le temps, contrairement à la diminution du rituel. Et ces angoisses fortes et durables sont trop pénibles, et le sujet finit par éviter de s'y confronter à nouveau.

2 ) Si l'on répète l'exercice d'exposition, l'anxiété finit par être de moins en moins intense.

L'auteur dit que si on refait le même exercice chaque jour pour moins ritualiser / éviter, le niveau de l'anxiété sera de façon progressive de moins en moins élevé. Dans mon exemple, ça reviendrait à dire que si je sors 4 fois dans la journée, je vais pratiquer l'exercice précédent 4 fois ( lavage de mains au savon et sans gel antibactérien ). Et plus je répète l'exercice dans le temps, donc au fil des jours, plus l'intensité de l'angoisse va diminuer. ( d'où l'intérêt de pratiquer les exercices régulièrement et sérieusement ). Il peut arriver que lors d'une mauvaise journée, l'anxiété soit un peu plus forte malgré les exercices. Mais ça revient vite à la normale.

3 ) En cas d'exposition répétée, l'anxiété maximale dure de moins en moins longtemps.

L'auteur dit que si on refait le même exercice chaque jour pour moins ritualiser / éviter, la durée de l'anxiété sera de façon progressive de moins en moins élevée.

Pour en revenir à mon exemple, si je sors toujours 4 fois par jour et que je me lave les mains uniquement au savon, au fil du temps, des jours, des mois, l'anxiété que je vais ressentir en sachant que je ne me suis pas lavée les mains au gel antibactérien va durer progressivement de moins en moins longtemps.

Ces principes fonctionnent très bien pour les obsessions. ( les associations négatives que l'on fait quoi, notamment au sujet de la gastro ).

Pour la thérapie cognitive ( qui se fait de paire avec les exercices comportementaux qui servent à lutter contre les rituels donc à contredire les obsessions ), il s'agit de se centrer sur la logique des obsessions, d'admettre que le thème en est banal ( personne sur terre n'a envie de choper une gastro et de vomir ), mais que la crainte qui en découle est excessivement élevée chez nous. Il s'agit aussi de comprendre comment ça s'auto-entretient. L'entretien, il n'y a rien de plus simple. On trouve toujours des arguments pour qui cautionne notre crainte.

Exemple : si ma petite soeur retourne du supermarché du coin sans se laver les mains au gel antibactérien et qu'elle porte les mains à sa bouche d'une main ou d'une autre et que je la vois, je vais me dire : " ah ça y est, elle va se choper une gastro et vomir. " ( je reprends toujours mon exemple, désolée lol, c'est parce que j'ai commencé comme ça dès le départ ).

Mais mettons qu'elle se chope une gastro réellement ? Qu'est ce que ça va faire ? Ca va venir renforcer ce à quoi je croyais déjà ! Donc mon obsession n'en sera que renforcée aussi. Et ça se produit avec tout ! ( fêtes foraines, manger des fruits de mer, prendre l'avion, le TGV, manger chez les autres etc etc. ) Parce qu'effectivement, il peut arriver qu'on vomisse ou qu'on voit quelqu'un vomir dans une situation précise. Et à chaque fois, ça renforce notre croyance.

Alors pour contrer ça, il y a différentes techniques ( les psys TCC n'ont pas les mêmes à chaque fois, tout dépend du patient mais ça doit quand même se retrouver dans les grandes lignes ), et ça vient corriger ces fausses croyances ( = obsessions ).

Le but de la thérapie cognitive n'est pas de montrer que l'obsession est absurde ( parce qu'évidemment, elle ne l'est pas pour nous ), c'est d'enlever de nos têtes cette certitude de catastrophe que l'on a. On nous apprend à ne plus faire confiance en ces croyances et émotions.

Voilà, j'espère que ce n'est pas trop complexe, j'ai donné des exemples pour essayer de montrer comment ça se passait.
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