Comment je m'en suis sortie...

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Message  Invité le Mer 26 Fév 2014 - 16:39

Bonjour à tous,

Ce post fera office de présentation et de message d'espoir je l'espère.
Je m'appelle Morgane, j'ai 27 ans et je vous suis depuis des années. Je suis émétophobe (ou devrais-je dire étais) depuis ma plus tendre enfance. A l'époque, je ne savais pas ce qui se passait, pourquoi je ne pouvais pas dormir ou pourquoi j'avais envie de vomir à 22h30 (oui, oui c'était très précisément à cette heure que tout se déclenchait). Et vers 10-11 ans, ma famille (notamment ma grand-mère et mes tantes ne comprenaient pas du tout pourquoi je n'arrivais pas à manger donc j'avais des reproches comme quoi je ne les aimais pas etc.) Oui, car quand j'étais chez moi avec mes parents, JAMAIS RIEN.

Le chemin a été long mais je m'en suis sortie et je reviens régulièrement lire vos messages mais un message en particulier m'a poussé à écrire. Quand j'ai trouvé ce forum, j'avais envie d'écrire mais je n'ai jamais sauté le pas, je ne me suis jamais inscrite avant qu'Emelie poste ses récents messages et ils m'ont plus qu'alertés.

(Je tiens à m'excuser dès le début si mes propos peuvent choquer ou blesser certaines personnes mais quand je venais ici, les messages qui me faisaient rire et dédramatiser étaient de Christel notamment qui n'hésitaient pas à recadrer les gens qui paniquaient pour "rien". Bah oui, on sait qu'on panique 99,9% du temps pour rien mais bien que le cerveau le sache, le corps a du mal à le capter)

J'avais juste envie de réagir aux propos de certaines personnes vraiment au bout du bout qui ne voient plus la fin du tunnel et songent parfois à mettre un terme à leur vie. Personnellement, je n'arrive pas à comprendre vraiment comment j'ai pu, presque du jour au lendemain, me réveiller avec un regard à l'opposé de celui que j'avais sur le vomi. Pour moi aussi, c'était un mot tabou, je passais mon temps sur les sites médicaux, les forums en essayant de me rassurer que je n'allais pas vomir. Mais ma phobie a empiré avec les années. Quand j'étais jeune, je ne pouvais pas quitter ma mère sans avoir de nausées le soir. Une fois à la montagne, je n'ai pas mangé pendant 1 semaine et ma tante, qui paniquait, n'a pas hésité à me hurler dessus parce que je ne mangeais rien. Quand je suis rentrée, j'ai mangé une énorme choucroute avec mes parents. Ce qui a crée pas mal de tensions familiales, mes tantes et ma grand-mère ne comprenant pas pourquoi j'étais aussi fusionnelle avec mes parents et m'accusant systématiquement de ne pas les aimer. Ca ne m'a vraiment pas aidé dans ma lutte contre ce truc que je ne parvenais à identifier.

Puis ma mère est décédée. Il faut savoir que j'ai dormi jusqu'à sa mort avec elle (pas de moyens, petit appart etc.). Et avant qu'elle ne tombe dans le coma, elle a fait une hémorragie interne et a vomi 3l de sang. Et je peux vous dire que d'être réveillée par les cris d'urgence, et bah le vomi... on en a rien à foutre. Y a que la vie qui compte. J'avais 19 ans, et je suis tombée dans le déni le plus total. J'ai fait comme si ma mère n'avait jamais existé pour que les autres ne me regardent plus avec pitié. Mais après, le vomi est devenu forcément synonyme de mort. Je ne veux alerter personne et je m'excuse d'avance mais pour me sortir de la phobie, il a fallu que j'en chie de la pire des manières et je pense que vous épargner les pires trucs ne vous permettrait pas de comprendre toute l'histoire.

Après un an de déni, la dépression m'est tombée dessus. Un an de tachycardie, d'insomnie, d'images morbides, de nausées etc. détecté par un médecin qui m'a aussitôt prescrit la totale: 2 AD par jour + anxios + somnifère. Résultat: un zombie. J'ai décidé au bout d'un an (1ère année de master foirée à cause de problèmes de concentration évidemment) d'arrêter les AD toute seule et j'en ai bavé. Maux de ventre, nausées, mal-être etc. Et là, la laxophobie est venue me hanter en plus de l'émétophobie (comme si une phobie ne suffisait pas déjà amplement  Mad ). J'avais des crises de maux de ventre avec chichi +++++ qui débarquaient sans prévenir souvent quand j'étais en cours, ou pire dans le train ou le bus... Bref, bien loin de MES toilettes. Donc émétophobie +++ car aller aux chiottes à la fac en pleine période de gastro... aïe aïe aïe. Mais dans ces cas-là, pas d'issue, pas de médocs à gober, fallait que ça sorte et vite. J'ai tout testé comme médocs pour les maux de ventre (sans penser que ça pourrait me faire vomir tiens). RAS. Je suis donc tombée dans la phobie "et-si-je-vomis-et-ou-me-fais-dessus-dans-le-train/bus/en cours". Un cauchemar.

Je n'ai jamais voulu en finir étrangement. J'ai fait une tentative quand j'étais gamine mais j'ai été sexuellement abusée gamine par quelqu'un de ma famille (personne n'est au courant sauf lui et moi) et l'hospi a été infernale. Je me suis enfuie de l'hosto en pleine nuit pour rentrer chez moi en croisant des toxicos. Bref, l'émétophobie m'a gâché la vie à de nombreuses reprises. Je ne les comptais même plus. Comme vous, à chaque repas, je calculais le temps de digestion, évitais les aliments que j'ai pu vomir dans ma vie (et j'ai dû vomir 4 fois), me lavais les mains jusqu'à ce qu'elles soient crevassées et pissent le sang en hiver. Bref, un calvaire, un poids sur les épaules immense pour quelque chose qui ne se produit que rarement.

Puis, mon père est tombé malade. Au début, le diabète (c'était un squelette), puis hépatite C (transmise pendant la période du sang contaminé qui avait coûté la vie de ma mère) la surdité totale puis le cancer du foie stade terminal. Tout ça en quelques mois. Quand il arrêtait pas de vomir, je paniquais au début. Puis il a perdu la tête. Et là, j'en avais plus rien à foutre du vomi. Il a réellement perdu la tête pendant 15 jours, 15 jours d'hallucinations qui le hantent encore aujourd'hui. 15 jours où les médecins me disaient que c'était foutu, qu'il ne retrouverait jamais la tête. pale Mais il est revenu plus fort que jamais. Il a pris sa chimio et même si j'y ai brièvement pensé, le vomi bah ça paraît tellement risible à côté. Mais à l'époque, j'étais pas prête à vomir. Je continuais de paniquer quand même tous les jours. A rien manger pendant des semaines puis me goinfrer jusqu'à la fameuse nausée qui me faisait retomber dans l'anorexie.

Quand j'ai commencé à m'occuper de mon père à temps plein, oui, ça a été dur surtout que mon père a toujours vomi facilement et que ça l'a jamais dérangé. Quand il était jeune, ses potes buvaient à donf puis se faisait vomir pour repicoler derrière  Evil or Very Mad le truc que je n'aurais jamais fait. Par contre, j'ai jamais eu de problèmes avec l'alcool. J'ai toujours bu beaucoup (je suis grande et ma grand-mère était normande  tongue ) mais dès que les nausées arrivaient, j'épongeais avec tout ce que je pouvais et je n'ai jamais été malade. Et voir les autres vomir à cause de l'alcool était un calvaire au début puis avec le nombre de soirées, un de mes amis qui vomissait à chaque fois m'a permis de relativiser. Bref, le vomi, le caca, le pipi, je gérais tout et oui, j'en ai bavé. Jusqu'à ce que je réalise à quel point c'était plus dur pour mon père de voir sa fille s'occuper de lui. Et puis c'était pas mon frère qui allait géré le vomi alors qu'il est pas éméto même s'il déteste ça  cyclops 

Petit à petit, c'est devenu... je dirais naturel. Une partie du quotidien. J'ai des crises d'angoisse énormes depuis la mort de ma mère donc je faisais avec tout en me détruisant à petit feu en m'occupant de mon père en refusant de voir la gravité de sa situation. J'étais (je le suis toujours) froide, clinique. Puis à cause de la chimio et son diabète, il s'est fait amputer des deux jambes. Il est passé à deux doigts de la mort car son pied était pourri. Désolée d'être aussi cash  Embarassed je me suis fait une belle carapace depuis.

Puis le moment fatidique où tout a changé est arrivé. Le moment où comme pas mal de gens ici, j'ai senti que j'étais à bout. Plus de volonté, plus d'espoir et surtout envie de me flinguer d'oser avoir peur de vomir et de vouloir mourir plutôt que de vomir alors que mon père se battait comme un forcené pour survivre. Je culpabilisais à mort mais ça ne changeait rien. Je passais mon temps à l'hosto 7j/7, ma famille me reprochait de m'occuper de mon père, mon père me reprochait X choses (bon mon frère venait rarement donc j'étais la seule à dispo j'ai jamais pris ombrage de ses remarques No ). J'ai commencé à boire. Au début, un peu. A l'apéro. Seule, cachée de mon père. Puis quand il a du se faire amputer la deuxième fois, il était loin de chez nous, j'avais 3h de bus tous les jours (pas glop avec la laxophobie et l'émétophobie  pale) , il faisait 40° et mon père était plus qu'énervé en permanence... j'ai commencé à boire une bouteille de vodka, de liqueur (bref le plus fort, malheureusement mon corps s'habitue vite à tout  Evil or Very Mad ) par jour sans manger pour que ça fasse effet direct. J'étais seule, peinarde, je clopais non stop, buvais non stop. J'avais l'impression que la vie était moins moche pendant quelques heures. Puis est venu le moment libérateur. Que je n'attendais plus. OUI, je ne pensais jamais dire ça un jour mais OUI, vomir m'a libérer. Ce jour-là, j'ai vomi ma phobie, toutes les merdes que j'avais du avalées ces derniers temps, j'ai vomi ma haine contre le monde. Tout est sorti sans que je m'en rende compte et sur mon pantalon préféré (avant je l'aurais jeté direct !!!!) et j'ai même pas retenu l'heure. Mon frère a debarqué peu après et je lui ai tout dit. Et pour la première fois de ma vie, je me sentais libre, je me sentais VIVRE. Car oui, on survit avec la phobie mais on ne vit pas. Chaque décision est pesée en fonction de la phobie, de la météo, des gens (ils se lavent jamais les mains lui etc.).

Ce soir-là, j'ai arrêté de boire et j'ai passé la soirée morte de rire avec ma bassine en slip (bah oui je faisais plus la lessive  Embarassed ) et depuis, je vis un rêve ! C'était cet été mais depuis ce jour-là, quand j'ai des nausées c'est des vraies. Quand j'ai mal au ventre, c'est le stress (bah oui ma vie est légèrement stressante  What a Face ) ou réel mais je n'ai plus peur de rien.

Et je suis fière de pouvoir l'écrire. Alors bien sûr, la phobie peut revenir. J'y ai pensé à maintes reprises. Mais j'ai fait une colique néphrétique y a pas longtemps et une crise qui laisse suggérer un ulcère. Et puis j'ai appris la mort de mon oncle. Pas mal de douleur physiques et morales, et bam j'ai vomi, j'ai senti que ça venait, je me sentais mal avant, pendant je me sentais bien, et après, je me sentais super, libérée d'un poids. Bon j'ai pas non plus envie de me mettre à vomir tous les jours hein mais je me suis rendue compte qu'avant je redoutais ça parce que je ne sentais jamais la nausée et que du coup, ça sortait d'un coup sans que je ne puisse rien contrôler. Je n'ai jamais eu de nausées avant de vomir. JAMAIS. Et toutes ces années, je flippais à la moindre nausée alors qu'elles ont été toujours psy. Et toutes les fois où j'ai vomi (1 grosse gastro, 3 grosses indigestions et l'alcool), mal de ventre vite fait et c'était ça qui me faisait peur. Le manque de contrôle et la peur de gerber que quelqu'un comme un bébé. Mais depuis que cette satanée phobie m'a fichu la paix, j'ai des nausées et je sens que je vais vomir si quelque chose doit sortir. Je me suis jamais retenu, vomir n'a donc jamais été une souffrance physique mais la dernière fois, (désolée des détails  I love you ) j'ai vomi un truc que j'avais mangé genre 10h avant il est sorti tel quel (muesli et fromage blanc lol normal que ça sorte comme c'est rentré!) et bah le lendemain j'ai re-mangé la même chose sans flipper. Et j'ai même mangé du fromage blanc qui avait passé la nuit dehors... Et bah rien...

Ce que je souhaitais dire, c'est que quand on est malades, on a pas le temps de se poser la question. Quand ça veut sortir, ça dure pas des jours d'agonie sauf si on se retient (chose que j'ai jamais su faire je sais pas comment vous faites! je devais manquer de volonté  What a Face ), la gastro c'est fulgurant, ça part comme ça vient, c'est contagieux mais ça sert à rien de paniquer si vous avez embrassé une personne qui l'avait (c'est surtout par les mains que ça se transmet because les gens se lavent mal les mains. Donc vomi +  chichi direct sur les mains... miam... je vais aller me laver les mains de ce pas Arrow ), chaque gastro est différente et surtout, un émétophobe est émétophobe parce qu'il vomit rarement dans sa vie ! Donc considérez-vous comme au-dessus des autres, vous avez un système immunitaire au top donc faut pas le fragiliser en ne mangeant pas, en se lavant les mains jusqu'à en saigner (j'ai chopé une grippe carabinée à l'hosto à cause de ça alors ... et pourtant j'étais en visite!) et en avalant cachets sur cachets. Parce que si votre bidou fait mal 7j sur 7, je prends les paris, combien se stressent-ils jusqu'à faire une gastrire ou avoir une colopathie fonctionnelle? (la mienne s'est calmée récemment comme par hasard!)

Je n'essaye pas de faire ma causette en disant "arrêtez de vous regarder le nombril y a pire ailleurs", je ne suis pas devenue anti-éméto. On sait tous qu'une phobie c'est stupide mais ça nous possède. Mais faut pas se laisser faire, pire faut pas refuser un traitement parce qu'il pourrait vous faire vomir (je pense à un message qui disait d'une fille qui disait que si elle avait un cancer c'était hors de question la chimio). Les effets secondaires c'est comme les soi-disants épidémies de gastro. Si une personne sur 100 vomit, vous croyez vraiment que ça va être un éméto? Quelqu'un qui ne vomit que très rarement? J'ai refusé de prendre mon antibio quand j'avais une chique d'enfer, bah j'ai failli y rester à cause d'une sépticémie. Genre mort con, on fait pas mieux.

La phobie ne doit pas nous posséder. En cas de stress, perso, je ne pouvais pas lire, ça augmentait ma gerbe +++ mais je m'abrutissais devant la télé. J'ai passé des années à avaler anti-vomitif sur anti-vomitif + des AD + des anxios + des somnifères, au final: gastrite sur gastrite, chichi en permanence car colopathie. Il faut prendre soin de votre corps, mangez, forcez-vous, vous savez au fond de vous-mêmes que c'est une nausée psy car ça vous poursuit depuis des années. Et si ça persiste (n'est-ce pas Emelie ? Rolling Eyes ), consultez ! Si c'est une colopathie, y a pas grand-chose à faire mais vous saurez pourquoi vous ne pouvez rien avaler, pourquoi votre ventre gargouille, pourquoi vous avez la chichi. Je suis passée par là: reflux, remontées alimentaires, chichi, maux de ventre à se plier en 2, nausées. Bah tout ça, c'était le stress. Et comme je gérais la famille, fallait que j'ai la tête froide donc je refoulais à mort donc le cerveau se manifeste par des somatisations et en bon éméto, c'est le bide qui prend. Faut pas laisser traîner en ayant peur que le doc vous envoie bouler, s'il le fait, c'est qu'il est nul.
Mais il faut se battre, c'est dur, j'ai du voir des horreurs avant de surmonter cette peur et si je pouvais, je préférerai être phobique. Mais il n'y a pas à souffrir, à s'en prendre plein la gueule dans la vie (on en prend assez comme ça avec notre phobie) pour pouvoir s'en sortir. Je m'en suis sortie seule, sans amis, sans copain, sans famille parce que je me devais de régler ça. Mais si vous êtes entourée, profitez de ce soutien pour vous tirer des griffes de cette maladie de m**** !

J'ai foi en vous tous, vous êtes des battants et vous vous en sortirez. J'espère que je n'ai froissé personne ou choqué personne et j'espère tellement que vous parviendrez à battre cette phobie qui vous bouffe de l'intérieur (le bidou encore!) et qu'Emelie, même si ça va mal, tu ne renonçeras pas à vivre. Tu peux le battre. Si je l'ai fait, y a aucune raison que je sois la seule à m'en sortir ! Je cite surtout Emelie parce que son message m'a marquée mais ce post s'adresse aussi à tous les autres qui pensent avoir atteint le fond.

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Si vous avez lu chaque mot, y aura pas de cadeau désolée  What a Face  mais c'est que vous êtes prêt pour la guérison !!! Je pense fort à vous tous

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Message  Narwe le Mer 26 Fév 2014 - 18:31

Eh merde, moi qui m'attendais à un biscuit à la fin ;P

Et bien dit donc, c'est une histoire qui te remet à ta place. Si je suis franche, à te lire je comprend presque comment tu as pu devenir très phobique au final. Et autant je suis vraiment contente que tu ai pu t'en sortir après tout ça (car tu le mérites franchement), autant j'espère que la solution pour tous n'est pas de passer par tout ça. Mais sincèrement, bravo, je suis vraiment contente pour toi que ça finisse avec un peu de positif.

Après par contre je me dis que je n'ai aucune raison de me mettre dans l'état que je me met souvent en cas de crise. Au sens ou mes problèmes de vie semble si minime et insignifiant à côté de tout ça, et je ne devrais pas avoir de raison de stresser ou déprimer comme je le fais parfois. Bien que les états d'âme, ça ne se contrôle pas toujours. Parfois je me dis que je devrais plus apprécier ce que j'ai.

J'aurais aussi cru que de vomir me guérirait. Il y a 2 ans, j'ai fait une intoxication alimentaire. Premier vomi en 14 ans. J'ai toujours cru que ma peur résidait dans les mauvais souvenir relié à ça à l'enfance, et amplifié et déformé avec le temps. Les souvenirs d'enfance c'est pas les trucs les plus clairs et objectifs je crois. Donc voilà, j'ai été malade. Et je suis tout à fait d'accord avec toi. J'étais extrêmement mal avant. Pendant j'ai fait "oh", et après j'ai fait "c'est tout?". J'ai eu espoir que ça me guérisse, mais malheureusement le lendemain, à mon grand découragement, j'avais encore la trouille. Et aujourd'hui ça a recommencer à prendre de l'ampleur. J'ai dédramatiser un peu, mais pas suffisamment faut croire.

J'ai peur qu'il n'y ai souvent pas de meilleure solution que d'être exposé à ses peur pour en guérir, comme tu l'as été... En tout cas, merci beaucoup pour ce témoignage bien détaillé (que je n'ai personnellement pas trouver offusquant le moins du monde en fait). Personnellement, je trouve que ça aide beaucoup à remettre les choses en place Smile Mais bon là, sans en être au pire de ma phobie, je rêve bien du jour où je vais pouvoir m'en foutre autant.

Merci encore et bravo à toi!

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Message  Invité le Mer 26 Fév 2014 - 19:59

Hello Sweetopium !

J'ai lu tout ton message. J'ai pas les mots, juste : PUTAIN  Shocked 

Le reste viendra peut-être quand j'aurai mots


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Message  LW57 le Jeu 27 Fév 2014 - 4:20

Bonjour sweetopium,

A te lire on en a des frissons, avec presque une petite larme à la fin...

Un grand bravo à toi d'avoir surmonter tout ça.. Il n'y a pas vraiment de mots, si ce n'est l'espoir pour toi que tu découvre l'autre facette de la vie...

C'est vrai qu'on porte tous nos bagages avec nous, ils sont plus ou moins lourds à porter, mais la phobie permet souvent de celler tout ça. Quand le bagage est plein, il faut que ça sorte pour pouvoir avancer plus léger.. C'est malheureusement ce que tu as vécu..

Merci d'avoir partagé un tel message, j'espère de tout cœur qu'il donnera un coup de pouce, un déclic pour certain, de relativiser pour d'autre.. Mais également que d'avoir mis des mots sur ton passé puisse t'aider à avancer plus facilement...
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Message  yriss le Jeu 27 Fév 2014 - 21:32

Bravo!!

Comme quoi, je m'en fait tout un plat des nausées. Vomir n'est pas si moche après tout.... Et peu peut être guérir... Quoi que  lol! lol! 

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Message  Didine is back! le Ven 28 Fév 2014 - 11:39

Oulaaaaa.... J'avais envie de pleurer en lisant ton récit. La vie ne t'as pas gâtée non plus.  Rolling Eyes Que dire de plus? Bon courage pour la suite sincèrement  Like a Star @ heaven  Like a Star @ heaven  Like a Star @ heaven 

Sinon Christel me manque terriblement!!!  Neutral 
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Message  pampa le Ven 28 Fév 2014 - 12:34

Bonjour,

C'est un sacré témoignage, très émouvant et très poignant. Je ne peux que te féliciter pour ton courage et ta détermination malgré les épreuves impitoyables que la vie t'a infligée.

Merci beaucoup pour ce témoignage, je te souhaite tout le bonheur du monde, et que tous les nuages noirs se dissipent pour laisser place à un beau et gros soleil.

Bonne continuation, et encore merci !

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Message  soleil le Dim 2 Mar 2014 - 15:09

Aaah mazetteeee g pas pu retenir les larmes a la fin !!

Un grand grand bravo a toi tu es qlqn de fort. E jespere que la guerison nous touchera tous un jour

soleil
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Message  Cafeine le Lun 3 Mar 2014 - 14:04

Ça fait du bien de lire des témoignages comme celui-ci! Je m'étais déjà fait cette image mentale qu'il fallait "vomir notre phobie"... C'est une belle piste de réflexion pour les émétos. La vie ne t'as pas épargné, mais tu as retroussé tes manches et retenu le positif de ces expériences plutôt que de te vautrer dans la victimisation.

Bravo et bonne continuation!
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Message  petitepatatefroide le Mar 11 Mar 2014 - 7:44

Wahou j'ai lu du début a la fin et franchement je salut ton courage Surprised

Avec tout ce que tu as enduré, ca t'as vraiment rendu plus forte que jamais !

Personnellement j'essaye de me battre contre cette phobie mais elle me bat a tout les coups ... J'aimerais tellement être forte comme toi mais la c'est pas facile !
Des qu'il y a du mieux je me félicite d'avoir fait ca, je me dit que je vais de l'avant !

En tout cas c'est un vrai message d'espoir que tu nous apporte et un grand bravo et un grand merci !

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