Quand l'éméto prend trop de place dans notre vie...

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Message  Invité le Lun 24 Oct 2011 - 21:31

Je souffre d'éméto depuis plusieurs années, je ne saurais pas dire exactement depuis quand (au moins 10 ans). J'ai vu un homéopathe pour essayer de soigner ça par "méthode douce" puis quelques années après une psychologue pour essayer de trouver la cause de cette phobie et éviter que celà nuise à mes études. Après plusieurs entretiens nous n'avons pas réussi à trouver la cause de cette phobie qui me "bouffe" la vie...

J'essaie de repousser mes limites et vivre ma vie d'étudiante mais il m'est arrivé de devenir violente (paroles, gestes) avec des ami(e)s qui étaient alcoolisés et qui me disaient avoir envie de vomir. A cause de cela, je me suis faite virée d'un bar car j'ai menacé une amie de la taper (elle était saoul et venait me coller en me disant qu'elle avait envie de vomir). Quand je suis "en crise" je ne me contrôle pas... je peux avoir de grandes difficultés à respirer (pour les petites crises) voire de gros tremblements, claquer des dents, dire des grossièretés, violence, sueurs, et malaises (pour les grosses crises). J'ai depuis peu un médicament que m'a prescrit mon médecin traitant (lysanxia) que j'ai toujours avec moi, mais que je n'ai pas encore pris car j'essaie dans la mesure du possible de gérer seule, sans médicament. De peur de ne plus jamais trouver de moyen pour calmer ces crises et avoir une vie on ne peut plus normale, je repousse mes limites. Aussi n'en n'ayant encore jamais pris, j'ai peur de son effet sur moi.

Non seulement celà me dérange dans ma vie d'étudiante (je travaille en internat avec des enfants déficients intellectuels) mais également dans ma vie de famille. Je vis encore chez mes parents et parfois je leur impose quelques comportements pour éviter tout débordement (exemple: ne pas être éméché lors d'un anniversaire dans la famille). Je suis consciente que je leur impose des choses que je ne devrais pas de ma place d'enfant (malgré mes 23 ans!) mais pour éviter les angoisses et les débordements je suis obligée. De même pour les aliments... tout ce qui est produits laitiers (crème, lait, yaourt, fromage...) je les sens avant de les manger ou de les mélanger à ce que je mange. Je le fais de plus en plus machinalement au point que mon entourage pensent que je n'ai pas confiance en ce qu'ils m'offrent à manger. De même pour les dates de péremption... je ne pourrai manger l'aliment s'il est périmé et que je le sais... de peur d'être intoxiquée et d'avoir envie de vomir. J'ai développé des TOC alimentaires, je ne supporte pas que quelqu'un (même mes parents ou ma soeur) porte à sa bouche mes couverts avec lesquels je mange, ou plonge leurs couverts déjà mis en bouche dans un pot où tout le monde se sert, je mange peu de produits laitiers car depuis que je suis petite je les digère mal (du coup carences de calcium)... Je dois en avoir d'autres mais sur le coup ça ne me vient pas directement à l'esprit car parfois je me force à ne pas faire ces trucs pour ne pas avoir de remarques.

Lorsque j'ai la gastro, là c'est horrible... Je suis dans un état où je gère sans cesse les angoisses car rien que la crainte d'avoir envie de vomir m'angoisse fortement. Quand je suis "en crise" j'ai besoin de solitude, de me concentrer pour essayer de penser à quelque chose de gai, malgré l'image du vomi, et les bruits que j'ai en tête, et tenter de réguler ma respiration afin que la crise se passe tranquillement. Je m'inquiète pour ma vie future (quand je serai enceinte et lorsque mes enfants seront malades...). Là j'ai entendu ce matin que certains départements étaient touchés par l'épidémie de gastro, ouf le mien n'y est pas, mais j'appréhende l'épidémie de gastro au boulot, en internat ça va vite surtout... Je suis bientot éduc et si les enfants me voient "en crise" j'ai peur de perdre toute crédibilité.

J'essaie de me "soigner par moi-même" en évitant que la phobie prenne le dessus sur ma vie et m'empêche de faire des soirées car j'aime beaucoup sortir, mais ces derniers temps, elle me mène la vie dure et prend de plus en plus de place dans ma vie. Mi aout, j'ai fait une crise d'angoisse en soirée car au moment de partir, une inconnue faisait une crise de spasmophilie et rien que le fait de l'entendre tousser j'ai eu peur qu'elle vomisse et à cause que je ne peux me contrôler j'ai été méchante verbalement avec des ami(e)s, du coup ils sont tous partis me laissant là, seule en crise sur un banc en pleine ville. Ce sont des médiateurs de nuit qui m'ont gentiement soutenue physiquement pour m'accompagner jusque dans ma voiture car chaque inconnu qui me voyait voulait appeler le samu, mais je refusais. La crise avait duré environ 2h. Rassurez-vous je n'ai pas conduis une fois dans ma voiture, j'ai attendu de me sentir bien, mais j'étais moins vulnérable que seule dehors à 5h du mat'. Depuis ce jour là, un ami très proche m'a rayé de sa vie :-(

Dernière violente crise, c'était la nuit de vendredi à samedi. Je me suis réveillée en sursaut 2h après m'etre endormie, ne pouvant plus respirer, étant en sueur, prise de violents tremblements. Je n'arrivais pas à digérer ce que j'avais mangé le soir et je pense que j'ai dû avoir envie de vomir dans la nuit, mais c'est la crise qui m'a réveillé. Fin de semaine, très fatiguée surtout après un entrainement de boxe française où de plus je m'étais prise un coup de tête dans le nez (mais pas cassé, juste une petite bosse sur le dessus), le fait de devoir tenter de gérer la crise qui s'emplifiait de pire en pire, je me sentais litteralement perdre connaissance à plusieurs reprises donc je surélevais mes jambes, m'empêchait de m'endormir mais tentais de m'auto-calmer. Je ne voulais pas réveiller mes parents, mais j'ai vraiment eu très peur de m'endormir en perdant connaissance. J'ai songé à appeler le SAMU car je n'arrivais pas à me calmer seule et je commençais à paniquer voyant qu'au bout de 2h30 de crise, rien n'évoluait positivement, mais je ne l'ai pas fait. Depuis cette nuit là, je suis très fatiguée, je dors mal et repousse surtout le moment de me mettre au lit car j'angoisse tellement à l'idée de revivre ce moment...

Sinon, lorsque je suis "en crise", j'ai adopté quelques comportements pour me calmer; déjà il est préférable que je sois seule car moins y'a de monde moins ça me stresse et m'oppresse, mâcher des chewing-gum à la menthe me donne l'impression de mieux respirer, contrôler ma respiration et lire n'importe quoi pour m'occuper l'esprit et me changer les idées afin de ne pas être parasitée par de sales images ou bruits ou souvenirs, moments vécus.

Désolée pour le pavé et si vous avez des conseils, solutions... quoi que ce soit qui pourrait m'aider à aller mieux, je suis preneuse...

Merci d'avance ;-)

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Message  Christel le Lun 24 Oct 2011 - 21:42

Bonjour,

Déjà, en cas de début de crise, prends du lysanxia ... c'est quoi ? gouttes ou cachet ? si tu as peur des effets, diminue la dose, style un quart de cachets ou trois gouttes, et vois ce que ça donne ! si ça ne va pas mieux, tu peux prendre les doses que ton médecin t'as prescrit Wink

Tu vas voir, ça ne peut pas être pire que les crises de violence dont tu nous parles Wink

Bienvenue ^^
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Message  Bellalea le Lun 24 Oct 2011 - 22:13

Coucou ,

je te comprends sur beaucoup de choses, les tocs alimentaires, les images/bruits de souvenirs qui apparaissent..., l'agressivité et le mépris...

En ce moment j'ai pas trop de conseils mais je pense que les exercices de réspirations sont efficaces, ma psy me les a conseiller et la musique dans les oreilles également lorsqu'on ne veut pas penser à de mauvaises choses...

Voilà bon courage !
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